vendredi 4 juin 2010

Une soirée sans Wesley Snipes

Où étaient les réalisateurs de films de sport hier soir, quand la ligue en jupon s'élançait sous la pluie à Père-Marquette?
On aurait en effet pu tourner Un été sans point ni coup sûr II ou The Fan II (du moins, le bout dramatique à la fin où y'a de l'enjeu) tant la pluie sous les lumières de nos lampadaires géants mettait de l'ambiance de firme de sport à ce mardi soir.
Mais pendant que certains fans irréductibles attendaient l'apparition de Roy Dupuis en coach d'époque en se faisant mouiller les cheveux, les filles elles, faisaient fi de la pluie en attaquant le beau diamond tout bien travaillé et peigné en rond, sous le regard sérieux d'un arbitre diminué par une blessure aux côtes levées.

Parlant de The Fan, nos plus intenses amateurs ont définitivement fait le voyage jusqu'à Père-Marquette pour suivre nos exploits (à part les gars des drunks qui continuent d'invectiver un terrain vide tous les mardis soirs à Jeanne-Mance) et c'est hier que nous avons pu découvrir l'identité de notre admirateur le plus sérieux, le bien nommé Joe Bonhomme.
M. Bonhomme (cousin lointain du capitaine) a en effet stoolé son identité alors qu'il était, de son propre aveu, légèrement en état d'ébriété, ce qui nous a toutefois permis de voir qu'il tenait religieusement un carnet de nos bons et mauvais coups, stats à l'appui et commentaires personnels en sus.
Il est l'archiviste de la ligue et on ne le savait même pas!
Quelle découverte.
Alors qui saura lui soutirer de judicieux conseils? Disons que Geneviève Perron a une longueur d'avance. On parlera d'une relation privilégié. Et il aime sa coupe de cheveux tout ça, je l'ai entendu. On a du travail à faire pour trouver la même place dans le coeur de M. Bonhomme.

Sinon, que dire d'un point de vue strictement sportif?
Les Canons étaient en congé, alors il n'y a pas eu d'humiliation cette semaine (ça me prend un bouc émissaire par année, vous le savez bien...).
Le premier match opposant les Boules à mites aux Cherry Killers a été tellement serré que je ne sais même pas qui a gagné... La tension devait être à son comble sur le terrain, c'est tout dire.
Je pense que les Cherry ont gagné par pas beaucoup. Mais vous savez... Pour ce que j'en sais. Ça pourrait aussi être l'inverse.
Visiblement, c'est pas cette année que la Presse va m'appeler pour couvrir les Expos. Non seulement je ne me rappelle jamais des points, mais je ne sais même pas que les Expos sont déménagés de Montréal depuis plus de 5 ans.
Pas fiable.

Du côté du match #2, les Battin' Beauties, armées de leur tout nouveau bâton aux couleurs de leur club, partaient sur le sentier (boueux) de la guerre contre Venus Speculum qui alignait un line-up d'antan (enfin). Les filles bleu-blanc-rouge alignaient en effet leurs joueuses des beaux jours après un début de saison tranquille du côté des régulières. Christine Beaulieu était de retour au monticule question de faire trembler l'adversaire un peu.
Si on pensait qu'elle prendrait ça relax à sa première présence de l'année, c'était bien mal connaître la lanceuse étoile, qui a laissé au moins 3-4 filles les bras pendants au marbre. Du côté des filles en rouge, la balle ne roulait pas si bien pour les lanceuses et les VS en ont profité pour prendre une large avance dès le début qui ne s'est pas démentie tout le reste du match qui devenait de plus en plus humide.
Là non plus, je ne sais plus le score, mais je peux vous dire que les VS l'ont emporté avec une jolie avance, ce qui n'a pas empêché les Battin' de continuer leur carrière de pilier de bar au Brouhaha, où on passait des ailes de canards gratiss en montrant des vidéo de François Pérusse question de célébrer leur 2e anniversaire.
Chacun sa façon de fêter.
Sur ce, c'est pas tout, mais y'a du tennis à tévé. Je change de sport.
Soyez sages.
Dottie

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