vendredi 16 juillet 2010

Buissons secs et sombrero

Dottie t'a laissé en plan mon petit coco, je le sais bien.
Mais parfois, y faut ce qu'y faut et l'appel du large était trop fort. J'ai donc couru après mon destin sur les routes (mal) pavées du Québec jusqu'au fin fond de la Baie-des-Chaleurs, à la poursuite du rock, croisant sur mon chemin des destinations aussi exotiques de Causapscal, Amqui, Sayabec et Pasbébiac .
Puis, non contente de mon périple gaspésien, j'ai entendu l'appel du Père Noël. J'ai donc dû aller le visiter dans sa Finlande natale pour m'assurer que vous étiez tous sur sa liste pour décembre prochain.
J'ai l'air de niaiser de même là, mais le pire, c'est que c'est vrai.

Mais là, j'ai bien vérifié si toutes les filles de la LEJ étaient sur la liste du Père Noël du côté des gentils et à part quelques filles des Canons, je pense que tout le monde y était. Y'aura ben des spikes neufs sous le sapin cette année.

Et donc, après une overdose de lutins sur la poudre, de sapins faussement enneigés, de boule de nwell, de Finlandais saouls et de montagne de cossins, tellement qu'on se serait cru dans un magasin du Vieux-Québec (sauf pour les Finlandais saouls), Dottie est revenue sur le diamond, histoire de venir porter secours à son club qui regarde le fond du baril de proche depuis le début de la saison.

Mais j'arrête de parler de moi 2 minutes pour vous glisser un mot sur le premier match de la soirée qui s'est joué à 18h30 sous un soleil de plomb.

En effet, les buissons secs roulaient au vent sur le terrain et la sueur coulait au ralenti sur le visage des joueuses alors que les Battin' Beauties tentaient de réitérer leur exploit en reluquant une nouvelle victoire contre les imbattables Cannonballs. Il ne manquait que le Mexicain qui fait une sieste sous son sombrero et un dude qui joue de l'harmonica pour que le feeling Sergio Leone soit total.

De leur côté, les Cannonballs semblaient avoir eu un accident de lessive tellement les kits étaient dépareillés sur le diamond. Mais en scrutant longtemps, on pouvait surtout se rendre compte que c'était parce qu'il y avait autant de sub que de régulière sur le terrain du côté des Canons. À peu près la moitié des boules à mites avaient retourné leur veste pour venir prêter main forte aux filles en camisole sport qui ont de plus en plus un problème d'absentéisme, sans toutefois avoir des problèmes de victoire malgré cela. Ça dit ce que ça veut dire.

C'est pas mal ce que j'ai remarqué de cette partie-là, trop énervée qu'on était d'ouvrir une boîte remplie des chandails neufs de Venus Speculum, avec à peine 2 mois de retard sur le début de la saison. Heille... des beaux chandails pareils comme les vieux, mais neuf.
Classy.

C'est ainsi vêtues de leurs nouveaux gaminets que Venus Speculum a foulé le diamond en espérant mettre fin à une bonne série de défaites pendant cette saison 2010. Les Boules à mites avaient déjà la yeule à terre d'avoir joué pour les Canons avant et c'est en tentant de profiter de cette faiblesse que les VS se sont amenées en défensive pour amorcer le jeu. Y'a pas de petits profits, surtout pour les losers. Le climat bon enfant des parties VS / BAM s'est tout de suite installé, question de rappeler à ceux qui en doutait qu'il s'agit bien ici d'une ligue amicale.

Le match a donné lieu a de beaux duels de lanceuses-frappeuses, notamment entre Christine Beaulieu et Marie-Ève Beaumont, cette dernière obligeant la lanceuse étoile et lui faire quelque chose comme 20 pitchs d'affilés, que Marie-Ève se plaisait à frapper en fausse balle du côté du champ gauche. On appelle ça protéger son marbre. Prenez exemple.

Si une concours de jonglerie s'est aussi amorcé entre les deux équipes, donnant ainsi quelques buts gratis de part à d'autre, l'intensité grimpait à chaque manche alors que le score se maintenant toujours près de l'égalité. Venus Speculum affichait un line-up étrange composé d'une fille qui frappe à une main et qui lance pas de mitte, en plus de la joueuse «biche
effarouchée» Marie-France Côté qui se plaisait sans fin à faire des roulades spectaculaires, quoique si peu efficaces. Et sur les genoux, ça laisse des marques.
(à ma prez en exil, je sais que t'es pu capable des instamatic de IPhone, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a pour dynamiser ce blog.)


Les BAM alignaient pour leur part une Mariflore Véronneault qui semblait sur la brosse tellement épuisée qu'elle était d'avoir lancé deux matchs d'affilé, de même qu'une capitaine Annie Valin qui arrivait tout droit de New York, après avoir été retranchée de l'alignement des Yankees.

Après avoir mené 8 à 4 en fin de 4e, les Venus ont laissé les BAM revenir de l'arrière pour créer l'égalité 8-8 en milieu de 5e. Dernière manche. Pourquoi faire ça simple et gagner 8-4 quand on peut faire monter le suspense et se mettre dans marde? Telle est la devise de mon équipe. Les VS avaient toutefois l'avantage de finir au bat. Dottie se présente au marbre. Il ne manque qu'un point. On me suggère le circuit en solo, ce que je décline (trop flasheux) pour frapper un simple au champ centre. Puis, petit à petit, de vol de but en vol de but, me v'là au 3. Les buts sont remplis. Geneviève Albert, qui avait quand même claqué un triple plus tôt dans la rencontre, se présente au marbre. Julie-Anne Richard, la plus dynamique coach de 3e but jamais vu, me suggère à la blague de voler le marbre.
Ce qui fut dit fut fait.

Gen Albert laisse passer un pitch, Catherine Leduc, pourtant très douée dans son nouveau rôle de catcheuse, malgré quelque problèmes de gestions de cheveux sous le casque, échappe un peu trop la balle à sa droite et ça y est, le marbre est volé, le point est compté, le match est terminé.

Dottie a ainsi volé, en plus du marbre, la possibilité pour sa joueuse Albert de claquer sa vie et d'ainsi produire le point (peut-être même faire ce fameux grand chelem dont tout le monde parle), ce qui n'est pas très généreux, c'est vrai. Mais j'avoue ne pas y avoir pensé beaucoup avant de m'élancer vers le point de la victoire, qui n'était finalement pas moins flasheux qu'un circuit en solo.
C'est comme ça que ça se finit. 9-8 pour les Venus qui avaient bien besoin d'une victoire pour se remonter le moral.

Mais en fait, la vraie fin, qui est à l'image de ce qu'on veut de la ligue, c'est plein de gens qui continuent à jouer longtemps après la fin des matchs, sur notre beau terrain de Père-Marquette, pendant que les autres filles boivent des canettes dans les estrades et qu'une petite madame rousse ramasse les vides et tente de nous échanger nos bouteilles contre des petits oignons jaunes.
C'est ça la Ligue en jupon man.

Sur ce, hydrate-toi bien mon ami. Fait chaud.
Dottie.

vendredi 11 juin 2010

La pluie et le beau temps

Encore cette saison, Johanne Barrette semble partie pour nous booker de la mauvaise température, question de nous écoeurer un brin.
Pour une deuxième semaine consécutive, les filles en jupon ont composé frénétiquement le numéro de Johanne pendant 4 heures de temps pour se rendre compte, toutes ébaubies, qu'on jouait pareil malgré le frette et les barbares.

Si au départ les fifilles rechignaient un peu à enfiler le costume de sport, Johanne Barrette devait se douter que c'était parce qu'un miracle se produirait.
Ou plutôt deux, de miracles.

Les Cannonballs ont été battues.
Et par le fait même, les Battin' Beauties ont gagné.

Les filles en rouge n'avaient pas remporté de match depuis la saison 2009, alors elles étaient plus que dues pour vaincre à un moment donné. Alors vaincre la bête noire de la ligue, encore mieux!
Soit, les Canons étaient un peu blêmes sur le terrain avec leur alignement mince comme un Pringle (7 ou 8 joueuses en uniforme?), mais on est faible de même nous autres. Toutes les raisons sont bonnes pour gagner contre elle et il n'y a pas de petits profits.
Si les filles en rouge faisaient presque du breakdance au banc tant elles étaient énervées, les filles en taille haute avait plutôt la mine basse, sous le regard contrit d'Ève «dos barré» Duranceau, qui devait avoir bien envie de chausser le crampon pour donner un coup de main à ses filles dépitées.

Il faut une première fois à tout et le public (clairsemé, on ne se mentira pas) était ravi d'assister à cette double première fois de la saison 2010. C'était comme voir une adolescente avoir ses premières menstruations tout en frenchant la même journée.
Parions que le feeling du french était plutôt du bord des Battin'.

À 20h, au match d'après la sieste, les deux équipes avec les plus vieux chandails croisaient le fer; Boules à mites VS Venus Speculum. Si ce ne fut pas un festival offensif, les filles couleur hot-dog/ moutarde ont vite pris le taureau par les cornes en défensive, bloquant tous les coups ou presque, au grand découragement des joueuses des VS, en particulier de Gen Perron qui, ce n'est maintenant plus un secret tant elle sacrait fort, trouve qu'elle frappe comme d'la marde. Mention spéciale à la joueuse Lebrun au 2e but, qui a frustré plus d'une frappeuses des VS. Comme quoi, avoir un nom qui fitte avec son suit, ça peut être payant.
Au contraire des BAM, les VS multipliaient les sketches sur le terrain, question de se montrer un peu moins élégantes que d'habitude, tant au niveau du jeu que de l'habillement. En effet, aucune des filles bleu-blanc-rouge ne semblaient avoir fait de brassée cette semaine, vue la quantité de costumes dépareillés apparaissant sur le diamond.

Avec ce match convaincant de la part des BAM, retrouverions-nous leur équipe des beaux jours, voire de la 1ère saison où elles ont remporté avec brio la toute première finale de la Ligue en jupon? L'avenir nous le dira, ou bedon leur coach qui crie fort dans les estrades.

Avant ce match, la prez de la ligue a compilé les stats, nous permettant de connaître le classement des équipes à ce jour.
En fait, avant le match d'hier, ça allait comme suit:
1. Cannonballs (quelle surprise)
2. Venus Speculum
3. Les Cherry Killers (à un tout petit point des VS)
4. Les Boules à mites
5. Les Battin' Beauties

Voilà. Pour le reste, tout ce dont je me souviens, c'est que Danika des Cherry frappe pour .2250, mais c'est tellement un gros chiffre que je comprends pas ce que ça veut dire.

Dottie, qui voudrait bien lire les feuilles de match, mais qui ne comprend pas les logos.

vendredi 4 juin 2010

Une soirée sans Wesley Snipes

Où étaient les réalisateurs de films de sport hier soir, quand la ligue en jupon s'élançait sous la pluie à Père-Marquette?
On aurait en effet pu tourner Un été sans point ni coup sûr II ou The Fan II (du moins, le bout dramatique à la fin où y'a de l'enjeu) tant la pluie sous les lumières de nos lampadaires géants mettait de l'ambiance de firme de sport à ce mardi soir.
Mais pendant que certains fans irréductibles attendaient l'apparition de Roy Dupuis en coach d'époque en se faisant mouiller les cheveux, les filles elles, faisaient fi de la pluie en attaquant le beau diamond tout bien travaillé et peigné en rond, sous le regard sérieux d'un arbitre diminué par une blessure aux côtes levées.

Parlant de The Fan, nos plus intenses amateurs ont définitivement fait le voyage jusqu'à Père-Marquette pour suivre nos exploits (à part les gars des drunks qui continuent d'invectiver un terrain vide tous les mardis soirs à Jeanne-Mance) et c'est hier que nous avons pu découvrir l'identité de notre admirateur le plus sérieux, le bien nommé Joe Bonhomme.
M. Bonhomme (cousin lointain du capitaine) a en effet stoolé son identité alors qu'il était, de son propre aveu, légèrement en état d'ébriété, ce qui nous a toutefois permis de voir qu'il tenait religieusement un carnet de nos bons et mauvais coups, stats à l'appui et commentaires personnels en sus.
Il est l'archiviste de la ligue et on ne le savait même pas!
Quelle découverte.
Alors qui saura lui soutirer de judicieux conseils? Disons que Geneviève Perron a une longueur d'avance. On parlera d'une relation privilégié. Et il aime sa coupe de cheveux tout ça, je l'ai entendu. On a du travail à faire pour trouver la même place dans le coeur de M. Bonhomme.

Sinon, que dire d'un point de vue strictement sportif?
Les Canons étaient en congé, alors il n'y a pas eu d'humiliation cette semaine (ça me prend un bouc émissaire par année, vous le savez bien...).
Le premier match opposant les Boules à mites aux Cherry Killers a été tellement serré que je ne sais même pas qui a gagné... La tension devait être à son comble sur le terrain, c'est tout dire.
Je pense que les Cherry ont gagné par pas beaucoup. Mais vous savez... Pour ce que j'en sais. Ça pourrait aussi être l'inverse.
Visiblement, c'est pas cette année que la Presse va m'appeler pour couvrir les Expos. Non seulement je ne me rappelle jamais des points, mais je ne sais même pas que les Expos sont déménagés de Montréal depuis plus de 5 ans.
Pas fiable.

Du côté du match #2, les Battin' Beauties, armées de leur tout nouveau bâton aux couleurs de leur club, partaient sur le sentier (boueux) de la guerre contre Venus Speculum qui alignait un line-up d'antan (enfin). Les filles bleu-blanc-rouge alignaient en effet leurs joueuses des beaux jours après un début de saison tranquille du côté des régulières. Christine Beaulieu était de retour au monticule question de faire trembler l'adversaire un peu.
Si on pensait qu'elle prendrait ça relax à sa première présence de l'année, c'était bien mal connaître la lanceuse étoile, qui a laissé au moins 3-4 filles les bras pendants au marbre. Du côté des filles en rouge, la balle ne roulait pas si bien pour les lanceuses et les VS en ont profité pour prendre une large avance dès le début qui ne s'est pas démentie tout le reste du match qui devenait de plus en plus humide.
Là non plus, je ne sais plus le score, mais je peux vous dire que les VS l'ont emporté avec une jolie avance, ce qui n'a pas empêché les Battin' de continuer leur carrière de pilier de bar au Brouhaha, où on passait des ailes de canards gratiss en montrant des vidéo de François Pérusse question de célébrer leur 2e anniversaire.
Chacun sa façon de fêter.
Sur ce, c'est pas tout, mais y'a du tennis à tévé. Je change de sport.
Soyez sages.
Dottie

jeudi 3 juin 2010

Poésie météorologique

Mouillera? Mouillera pas?
C'est ce que Johanne Barrette nous dira.

Coudonc, c'est-tu ça un haïku?
Dottie

lundi 31 mai 2010

Je ne vous avais pas oubliés, mon mot de passe oui

Fidèle à ma nouvelle habitude de tout mettre dans le titre (les joueuses de mon équipe pourraient en témoigner, c'est nouveau de 2010), j'avais des milliers de choses à vous dire, chers amants de la balle et du bat (est-ce vulgaire? peu importe), mais j'avais malencontreusement oublié mon mot de passe de blog.
Et mon adresse de blog était devenue inactive.
Drame.
Pleurs.
Grincements de dents.

Mais problème bien terre-à-terre qui se règle en ce moment même grâce à l'ouverture de ce nouveau blog!
Watatow!
Tout le monde capote.

Alors voilà. Dottie est de retour au clavier pendant ses heures de travail. J'en suis ravie. Et ce nouveau blog arrive juste à temps pour vous raconter la déconfiture totale de son équipe face aux terrifiantes Cannonballs. Oui messieurs, dames, elles ont souffert les fifilles aux shorts sexy. Il faut dire (car je me dois quand même de justifier un score qui, je crois pour la première fois de la ligue a dépassé pour les victorieuses la deuxième dizaine) que les VS sont arrivées sur le diamond en boitant.
Et les Canons en ont profité pour leur sacrer des coups dans leurs tibias déjà maganés. Quatre merveilleuses subs étaient venues nous prêter main forte, mais ce ne fut pas suffisant pour arrêter le carnage offensif des filles au costume sérieux que rien ne semble pouvoir arrêter. Et maintenant que nous sommes déménagées sur un beau terrain au nord de Tchernobyl et de ses cheminées toxiques, le mal a été de longue durée. 6 belles grosses manches trash à se faire bombarder. Ben coudonc. Ça arrive même aux meilleures paraît-il. Et comme en plus, au dernier match, on n'était pas les meilleures, y'avait des bonnes chances pour que ça nous arrive.
Mais c'est maintenant chose du passé. L'été s'enligne pour nous faire trembler chaque semaine où les Canons seront à l'horaire.
Du côté du match de 20h (oui oui, 20h, notre couvre-feu a été levé grâce aux lumières de Père-Marquette qui s'allument presque sans qu'on ait besoin d'appeler à la ville pour leur dire), les Battin' cherchaient à aller chercher leur première victoire de la saison contre des Cherry Killers arborant leurs jolis chandails neufs avec des têtes de mort.
How charming.
Malheureusement pour les filles en rouge, la victoire est allée par une mince avance aux filles de satan. Meilleure chance la prochaine fois, comme elles se disent chaque semaine.
Ben oui. C'est tout ce que j'ai à dire là-dessus. C'est plate, mais c'est ça.
Je le starte le blog là, donnez-moi une chance, Dottie n'a pas encore retrouvé ses marques littéraires.
Sur ce, on se voit jeudi à notre nouveau domicile de la rue Bellechasse, à deux pas du Dairy Queen, là où le banana split est roi.
Faites de beaux rêves si vous allez vous coucher.
Dottie.
(et la mise en page, ça viendra. chu fatiguée là.)