vendredi 11 juin 2010

La pluie et le beau temps

Encore cette saison, Johanne Barrette semble partie pour nous booker de la mauvaise température, question de nous écoeurer un brin.
Pour une deuxième semaine consécutive, les filles en jupon ont composé frénétiquement le numéro de Johanne pendant 4 heures de temps pour se rendre compte, toutes ébaubies, qu'on jouait pareil malgré le frette et les barbares.

Si au départ les fifilles rechignaient un peu à enfiler le costume de sport, Johanne Barrette devait se douter que c'était parce qu'un miracle se produirait.
Ou plutôt deux, de miracles.

Les Cannonballs ont été battues.
Et par le fait même, les Battin' Beauties ont gagné.

Les filles en rouge n'avaient pas remporté de match depuis la saison 2009, alors elles étaient plus que dues pour vaincre à un moment donné. Alors vaincre la bête noire de la ligue, encore mieux!
Soit, les Canons étaient un peu blêmes sur le terrain avec leur alignement mince comme un Pringle (7 ou 8 joueuses en uniforme?), mais on est faible de même nous autres. Toutes les raisons sont bonnes pour gagner contre elle et il n'y a pas de petits profits.
Si les filles en rouge faisaient presque du breakdance au banc tant elles étaient énervées, les filles en taille haute avait plutôt la mine basse, sous le regard contrit d'Ève «dos barré» Duranceau, qui devait avoir bien envie de chausser le crampon pour donner un coup de main à ses filles dépitées.

Il faut une première fois à tout et le public (clairsemé, on ne se mentira pas) était ravi d'assister à cette double première fois de la saison 2010. C'était comme voir une adolescente avoir ses premières menstruations tout en frenchant la même journée.
Parions que le feeling du french était plutôt du bord des Battin'.

À 20h, au match d'après la sieste, les deux équipes avec les plus vieux chandails croisaient le fer; Boules à mites VS Venus Speculum. Si ce ne fut pas un festival offensif, les filles couleur hot-dog/ moutarde ont vite pris le taureau par les cornes en défensive, bloquant tous les coups ou presque, au grand découragement des joueuses des VS, en particulier de Gen Perron qui, ce n'est maintenant plus un secret tant elle sacrait fort, trouve qu'elle frappe comme d'la marde. Mention spéciale à la joueuse Lebrun au 2e but, qui a frustré plus d'une frappeuses des VS. Comme quoi, avoir un nom qui fitte avec son suit, ça peut être payant.
Au contraire des BAM, les VS multipliaient les sketches sur le terrain, question de se montrer un peu moins élégantes que d'habitude, tant au niveau du jeu que de l'habillement. En effet, aucune des filles bleu-blanc-rouge ne semblaient avoir fait de brassée cette semaine, vue la quantité de costumes dépareillés apparaissant sur le diamond.

Avec ce match convaincant de la part des BAM, retrouverions-nous leur équipe des beaux jours, voire de la 1ère saison où elles ont remporté avec brio la toute première finale de la Ligue en jupon? L'avenir nous le dira, ou bedon leur coach qui crie fort dans les estrades.

Avant ce match, la prez de la ligue a compilé les stats, nous permettant de connaître le classement des équipes à ce jour.
En fait, avant le match d'hier, ça allait comme suit:
1. Cannonballs (quelle surprise)
2. Venus Speculum
3. Les Cherry Killers (à un tout petit point des VS)
4. Les Boules à mites
5. Les Battin' Beauties

Voilà. Pour le reste, tout ce dont je me souviens, c'est que Danika des Cherry frappe pour .2250, mais c'est tellement un gros chiffre que je comprends pas ce que ça veut dire.

Dottie, qui voudrait bien lire les feuilles de match, mais qui ne comprend pas les logos.

vendredi 4 juin 2010

Une soirée sans Wesley Snipes

Où étaient les réalisateurs de films de sport hier soir, quand la ligue en jupon s'élançait sous la pluie à Père-Marquette?
On aurait en effet pu tourner Un été sans point ni coup sûr II ou The Fan II (du moins, le bout dramatique à la fin où y'a de l'enjeu) tant la pluie sous les lumières de nos lampadaires géants mettait de l'ambiance de firme de sport à ce mardi soir.
Mais pendant que certains fans irréductibles attendaient l'apparition de Roy Dupuis en coach d'époque en se faisant mouiller les cheveux, les filles elles, faisaient fi de la pluie en attaquant le beau diamond tout bien travaillé et peigné en rond, sous le regard sérieux d'un arbitre diminué par une blessure aux côtes levées.

Parlant de The Fan, nos plus intenses amateurs ont définitivement fait le voyage jusqu'à Père-Marquette pour suivre nos exploits (à part les gars des drunks qui continuent d'invectiver un terrain vide tous les mardis soirs à Jeanne-Mance) et c'est hier que nous avons pu découvrir l'identité de notre admirateur le plus sérieux, le bien nommé Joe Bonhomme.
M. Bonhomme (cousin lointain du capitaine) a en effet stoolé son identité alors qu'il était, de son propre aveu, légèrement en état d'ébriété, ce qui nous a toutefois permis de voir qu'il tenait religieusement un carnet de nos bons et mauvais coups, stats à l'appui et commentaires personnels en sus.
Il est l'archiviste de la ligue et on ne le savait même pas!
Quelle découverte.
Alors qui saura lui soutirer de judicieux conseils? Disons que Geneviève Perron a une longueur d'avance. On parlera d'une relation privilégié. Et il aime sa coupe de cheveux tout ça, je l'ai entendu. On a du travail à faire pour trouver la même place dans le coeur de M. Bonhomme.

Sinon, que dire d'un point de vue strictement sportif?
Les Canons étaient en congé, alors il n'y a pas eu d'humiliation cette semaine (ça me prend un bouc émissaire par année, vous le savez bien...).
Le premier match opposant les Boules à mites aux Cherry Killers a été tellement serré que je ne sais même pas qui a gagné... La tension devait être à son comble sur le terrain, c'est tout dire.
Je pense que les Cherry ont gagné par pas beaucoup. Mais vous savez... Pour ce que j'en sais. Ça pourrait aussi être l'inverse.
Visiblement, c'est pas cette année que la Presse va m'appeler pour couvrir les Expos. Non seulement je ne me rappelle jamais des points, mais je ne sais même pas que les Expos sont déménagés de Montréal depuis plus de 5 ans.
Pas fiable.

Du côté du match #2, les Battin' Beauties, armées de leur tout nouveau bâton aux couleurs de leur club, partaient sur le sentier (boueux) de la guerre contre Venus Speculum qui alignait un line-up d'antan (enfin). Les filles bleu-blanc-rouge alignaient en effet leurs joueuses des beaux jours après un début de saison tranquille du côté des régulières. Christine Beaulieu était de retour au monticule question de faire trembler l'adversaire un peu.
Si on pensait qu'elle prendrait ça relax à sa première présence de l'année, c'était bien mal connaître la lanceuse étoile, qui a laissé au moins 3-4 filles les bras pendants au marbre. Du côté des filles en rouge, la balle ne roulait pas si bien pour les lanceuses et les VS en ont profité pour prendre une large avance dès le début qui ne s'est pas démentie tout le reste du match qui devenait de plus en plus humide.
Là non plus, je ne sais plus le score, mais je peux vous dire que les VS l'ont emporté avec une jolie avance, ce qui n'a pas empêché les Battin' de continuer leur carrière de pilier de bar au Brouhaha, où on passait des ailes de canards gratiss en montrant des vidéo de François Pérusse question de célébrer leur 2e anniversaire.
Chacun sa façon de fêter.
Sur ce, c'est pas tout, mais y'a du tennis à tévé. Je change de sport.
Soyez sages.
Dottie

jeudi 3 juin 2010

Poésie météorologique

Mouillera? Mouillera pas?
C'est ce que Johanne Barrette nous dira.

Coudonc, c'est-tu ça un haïku?
Dottie